Marenda Lacan

Zac Marenda Lacan - Antibes

Penser un projet pour Antibes revient à construire avec la légende d’une ville mythique qui évoque les notes de jazz, le calme du port, le soleil cru du sud, la folie visionnaire de Picasso ou encore l’ombre de ses jardins cachés. Au détour d'une rue, derrière un mur, un palmier se dresse. On devine la présence d’un lieu mystérieux : un jardin privilégié, intime et calme, un endroit où l'on a envie d'habiter. Un peu plus loin se trouve une place animée qui offre aux visiteurs plaisir et convivialité. C’est cette atmosphère antiboise que nous souhaitons pour notre projet. Plutôt que d’imiter la vieille ville, nous préférons y prélever des éléments, des volumes, des idées que nous pensons nécessaires au dessin de l’ensemble :

- Respecter les volumes et les hauteurs des bâtiments alentours, tout comme l’échelle de la ville et de ses ruelles pour construire des parcours en douce continuité ;
- Travailler la lumière pour la faire pénétrer ou s’en protéger selon les besoins de la journée ;
- Rejouer le lien au végétal existant dans la vieille ville avec ses jardins cachés et ses pots de fleurs accumulés le long des portes et des murets, pour créer un cœur de fraîcheur dans la minéralité.
- Créer des lieux de vie confortables s’animant de vie culturelle et de commerces intégrés. 

La forme proposée résulte de l’étude de ces nécessités. Des lignes comme des reflets Nos lignes sont créées en reflet de l’existant, en réponse au contexte. Elles sont un résultat et non une idée a priori.

Pour illustrer cela, prenons l’exemple du « skyline » ceinturant le projet. Nous avons à coeur de le reproduire en positionnant les constructions nouvelles avec politesse face aux bâtiments existants. Ainsi, là où un bâtiment s’élève, nous construisons un immeuble de même hauteur ; a contrario lorsque un vide est détecté, nous nous saisissons de l’espace pour y glisser un volume.

Pour favoriser la déambulation, nous reprenons l’idée des ruelles étroites de la vieille ville. Nous prolongeons ainsi la promenade des piétons qui flânent dans l’Antibes historique. Cette nouvelle morphologie urbaine renforce la centralité de la ville avec ce lieu vivant, de partage et de lien social. Les habitants, nouveaux et anciens, ainsi que les promeneurs profitent d’un quartier ancré en Méditerranée.

Le plan urbain développé s’attache à respecter les préconisations de la ZAC. Seule la limite du fond de la place est avancée de 10 mètres et la traverse Lacan ajustée dans sa géométrie. La rue Paul Doumer devient un passage du même nom et conserve autant que possible les arbres existants pour rejoindre la fontaine. La nouvelle sortie piétonne du « parking de la Poste » irrigue cet espace végétal et frais.

  • Maitre D’ouvrage :  Compagnie De Phalsbourg
  • Site :  Zac Marenda Lacan
  • Livraison :  Concours
  • Equipe de maitrise d’oeuvre : Comte & Vollenweider Architectes - Loci Anima (Cinema)
  • Surface de plancher  :  21 400 M²
  • 12 800 m² pour 185 logements
    4 000 m² de cinéma
    4 600 m² de commerces
  • Budget :    28 M€

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